Flexible Workforce – Parés pour les défis du monde du travail moderne?

Les mégatendances telles que la mondialisation, la digitalisation ou le changement démographique modifient le monde du travail. Les entreprises doivent développer des modèles de travail adaptés aux besoins pour ne pas être distancées. La flexibilisation des formes d’emploi et de travail relèvent des stratégies essentielles visant à générer des avantages concurrentiels pour les entreprises.

19 experts suisses aux parcours professionnels les plus divers dans les domaines de la santé publique et des sciences du travail, de l’informatique de gestion, des ressources humaines, du droit, de la psychologie et de la communication se sont regroupés et ont élaboré un instrument de travail moderne pour la pratique. Ce dernier se focalise sur les intérêts des entreprises et des salariés en matière de flexibilisation et doit aider à relever les défis liés au monde du travail moderne.

L’ouvrage de référence donne un aperçu des différentes dimensions de la flexibilisation concernant les évolutions antérieures et les tendances qui se dessinent. Il présente des approches concrètes d’un emploi flexible du personnel pour la pratique de l’encadrement et des RH ainsi que des exemples de bonnes pratiques et esquisse les faits et les chiffres des enjeux actuels et futurs dans le monde du travail.

Flexible Workforce –
Fit für die Herausforderungen
der modernen Arbeitswelt?

Strategien, Modelle, Best Practice

Just for fun!

Als ich mich auf meine letzte Tour zu «Made in Hellwitzia» vorbereitet habe, war ich mit einem für mich neuen Phänomen konfrontiert: Facebook!

Lorsque je me suis préparé à ma dernière tournée dans le cadre de «Made in Hellwitzia», j’ai été confronté à un phénomène nouveau pour moi: Facebook! J’étais certes déjà actif sur ce réseau social, mais je ne m’en étais encore jamais vraiment soucié. J’ai donc sollicité un bon ami pour qu’il m’explique les astuces de la communication numérique. La patience fut de mise et mon ami a terminé la journée avec quelques cheveux gris supplémentaires. En tant que comique, j’ai l’habitude de divertir les gens, d’être sur scène sous les feux de la rampe. Depuis quelques années, ma présence va cependant encore beaucoup plus loin: alors que les dates de la tournée et peut-être une biographie s’affichaient autrefois sur un site internet rudimentaire, de nombreux profils sur les réseaux sociaux s’y ajoutent aujourd’hui. Les fans veulent également s’amuser sur internet. Je dois néanmoins réfléchir scrupuleusement à ce que je poste, car internet n’oublie jamais. Ce qui peut parfois s’avérer avantageux: après 37 ans, je mets en scène en 2017 mon premier programme Best of avec «Just for fun!». J’ai également profité de la préparation de ce programme pour me retourner sur ma longue carrière scénique. Et j’ai cherché: des enregistrements de vieux numéros, de la musique de programmes passés et parfois aussi le sens de ce qui avait été fait autrefois – aucun problème avec Youtube. Quelque part, quelqu’un a certainement enregistré quelque chose et l’a publié sur internet.

Même si j’apprécie les opportunités offertes par les réseaux sociaux et que je sais désormais les utiliser, je n’en reste pas moins un enfant de l’analogique: être sur scène et sentir mon public en direct, interagir avec lui vaut beaucoup plus pour moi que n’importe quel «J’aime» sur Facebook.

 

Marco Rima

Porsche Advanced Cockpit – une digitalisation d’avenir

La digitalisation de l’automobile entraîne un bouleversement rapide et en profondeur de la mobilité. De nouveaux concepts d’affichage et de commande, des systèmes d’assistance plus intelligents et une électronique embarquée de plus en plus rapide et performante font que le confort, la connexion au monde extérieur et la sécurité atteignent un nouveau niveau.

La nouvelle Panamera est le reflet de l’évolution numérique et représente la voiture la plus digitalisée et la plus connectée dans la gamme de modèles Porsche. L’électronique n’élimine pas pour autant les sensations de conduite. Porsche a profité du statu quo de la digitalisation pour mettre en adéquation un confort absolu avec une dynamique de conduite maximale et une commande intuitive. L’intérieur typique de Porsche a été réinterprété dans une perspective d’avenir pour la Panamera. Des surfaces black-panel et des écrans interactifs associent le visuel épuré et l’interface intuitive des smartphones et tablettes avec la commande d’une automobile conforme à la pratique. Les hardkeys classiques et les instruments conventionnels ont été significativement réduits. Les panneaux sensitifs et les écrans configurables individuellement prédominent en revanche dans le nouveau Porsche Advanced Cockpit. Les avantages pour le conducteur, le passager avant et les passagers de la banquette arrière sont importants: malgré un extension substantielle de l’offre de systèmes de communication, de confort et d’assistance, l’utilisation et la commande des différentes fonctions sont plus claires et plus intuitives. Le Porsche Advanced Cockpit transfère ainsi des éléments éprouvés du monde analogique dans le présent numérique de la mobilité.

Porsche Connect Plus: connecté au World Wide Web

L’interface de la Panamera avec l’univers en ligne inclut notamment Apple CarPlay et l’appli Porsche Car Connect. Les fonctions pilotables avec un smartphone ou une Apple Watch incluent des Safety Services, tels que l’assistance dépannage et l’appel d’urgence automatique, des Security Services, autrement dit la localisation du véhicule en cas de vol et l’avertissement d’une centrale d’alarme ainsi que le Remote- & E-Mobility Services-Carfinder, la consultation d’informations et la gestion de fonctions. Un module téléphonique LTE avec lecteur de carte SIM, un accès internet sans fil (hotspot WLAN), des informations en temps réel sur le trafic ainsi que Google Earth et Google Street View sont également intégrés.

L’appli Porsche Connect donne accès à une nouvelle étape de l’interaction en ligne. Il est ainsi possible de rechercher une destination avec le smartphone et Google avant le départ, de l’enregistrer et de la transférer ultérieurement dans le Porsche Communication Management (PCM). Autre nouveauté: les entrées de calendrier et les contacts avec des adresses enregistrées peuvent être affichés, gérés et intégrés dans la navigation. Les photos du smartphone associées aux données GPS peuvent alternativement être reprises en tant que destinations. Grâce à PCM Connect, la nouvelle Panamera accède en outre à un choix quasiment illimité de stations radio sur internet et de titres musicaux en ligne. Ceux-ci sont ouverts via des services tels que Napster et radio.net. A l’instar de l’application Porsche Car Connect, de nombreuses fonctions de PCM Connect peuvent également être commandées par le biais de l’Apple Watch. Des applications sont en outre disponibles par le biais de Connect Plus, par exemple pour la recherche d’un parking, y compris l’affichage des places disponibles dans les parkings couverts sur le lieu de destination ou à proximité du véhicule, pour la recherche d’une station-service, avec l’affichage des prix des carburants, le SMS par commande vocale, la lecture des tweets, l’affichage d’informations, de nouvelles ou d’avertissements.

La Porsche Panamera issue d’un développement entièrement nouveau est une voiture de sport et une limousine de luxe en un. Les moteurs et boîtes de vitesse ont été conçus de toutes pièces, le châssis a été perfectionné, le concept d’affichage et de commande avec pilotage multitouch a été interprété dans une perspective novatrice et le design se rapproche encore plus du cœur de la marque.

Tags: Numérisation, Innovation, Technologie, Tendances

N’importe qui peut être victime d’une cyberattaque

Derzeit überziehen Erpresserbanden Firmen in der Schweiz mit Überlastungsangriffen, Kleinkriminelle kapern Computer von Privatpersonen und fordern Lösegeld. Die Schweiz erlebt eine Welle digitaler Kriminalität. Informationen sind die Waffen der Zukunft.

Des bandes de racketteurs sillonnent actuellement la Suisse avec des attaques par déni de services, de petits délinquants prennent le contrôle des ordinateurs de particuliers et exigent une rançon. La Suisse fait face à une vague de criminalité numérique. Les informations sont les armes de demain.

Imaginez: un matin, comme tous les jours, vous démarrez votre ordinateur et toutes vos données ont disparu. Un trou noir se propage sur votre écran. Seul un message s’affiche. Celui-ci vous réclame une rançon pour toutes les informations de votre réseau. De telles cyberattaques sont en forte progression depuis le début de l’année. Les criminels chiffrent généralement les données des victimes avec un crypto-verrouilleur, un cheval de Troie, ou lancent une attaque par déni de services. Parfois, ils menacent aussi de publier des données sensibles. Pour libérer les données, ils réclament ensuite une rançon, souvent dans la monnaie internet Bitcoin. Ce n’est pas un hasard si les attaques ont augmenté avec l’apparition de nouveaux moyens de paiement tels que les bitcoins. «L’identité des bénéficiaires du paiement peut ainsi être masquée», précise Andy Kutter, Branch Office Manager de Kyos Embedded Security. Lui et Fabien Jacquier, Managing Director de Kyos, sont quotidiennement confrontés à de tels cas. Cette société domiciliée à Genève et Saint-Gall est l’un des leaders de la sécurité complète des données et des solutions réseau et propose des solutions de sécurité pour les entreprises de toute taille.

Personne n’est à l’abri de la cybercriminalité

Ce qui peut à première vue rappeler une scène d’un film de science-fiction constitue en fait une réalité effrayante. Les ordinateurs se transforment en armes. Les données sont le pétrole du futur. Dans bien des cas, elles ont une importance critique pour l’activité. A l’ère des big data et de l’homme transparent, les informations sont devenues une nouvelle monnaie. La criminalité sur internet pèse des milliards et compte également des victimes en Suisse.

Andreas Kutter | Branch Office Manager, Kyos Sàrl

La cyberattaque contre la société d’armement Ruag au premier semestre 2016 a par exemple fait les gros titres. Une attaque contre une banque de données de l’UDC où 50 000 adresses e-mail ont été copiées et une infection du site internet de «20 Minuten» ont compté parmi les événements majeurs. Durant l’été, des milliers de SMS provenant soi-disant de la Poste suisse mais contenant un lien vers un site internet en Lettonie ont été envoyés à des destinataires en Suisse. En cliquant sur ce lien, la victime était renvoyée vers un site Internet piraté et une appli Android nuisible était installée.

N’importe qui peut être victime d’attaques de ce type. «C’est une erreur de croire que les cyberattaques ne touchent que les grosses sociétés», explique Andy Kutter. «La menace de la cybercriminalité n’a cessé de croître ces dernières années», précise-t-il. Il est non seulement à craindre que de telles attaques se poursuivent, mais qu’elles se développent. Le marché se fonde sur le fait qu’il existe actuellement une masse critique de victimes prêtes à payer. Andy Kutter à ce propos: «Notre conseil aux autres sociétés: ne payez jamais une rançon, investissez plutôt dans une infrastructure de défense. L’argent est ainsi mieux investi.»

La charge que représente un système de sécurité complet est payante pour chaque entreprise. Car la justice doit avoir le bras long pour mettre la main sur les cybercriminels: «Les investigations ne mènent généralement à rien, parce que les pirates sont très bien organisés», explique Fabien Jacquier, Managing Director de Kyos.

La plupart des attaques sont des Inside Threats. Autrement dit, elles viennent de l’intérieur de la société.

Andres Kutter

25 000 attaques par jour

On compte jusqu’à 25 000 attaques par jour en Suisse. Et pourtant, ce sujet est rarement évoqué. «Il s’agit d’un thème encore très délicat», affirme Fabien Jacquier. «Il est donc d’autant plus important de développer la sécurité de l’information dans chaque société et de réfléchir aux options en matière de sécurité.» De nombreuses réflexions sont nécessaires: Qui a accès aux données de l’entreprise? Puis-je vérifier qui a utilisé les données? Comment puis-je protéger efficacement mes données? Quelles applications sont particulièrement vulnérables?

Fabien Jacquier | Gründer Kyos, Managing Director, Kyos Sàrl

Celui qui pense que les attaques viennent de l’extérieur a tout faux: «La plupart des attaques sont des Inside Threats. Autrement dit, elles viennent de l’intérieur de la société. Donc d’un collaborateur», affirme Fabien Jacquier. Des mesures sont requises pour l’échange interne d’informations. Les conseils suivants sont utiles pour un réseau d’entreprise sûr:

  • Exigez la complexité des mots de passe pour tous les comptes, y compris les comptes intégrés.
  • Garantissez le respect des méthodes et consignes de sécurité éprouvées.
  • Utilisez une authentification à deux facteurs pour tous les systèmes importants.
  • La surveillance de la sécurité est un impératif absolu pour accroître les chances d’identification précoce.
  • Rappelez-vous que l’auto-diagnostic est le meilleur moyen pour endiguer et réparer.
  • Installez des patchs et respectez des règles de contrôle strictes.
  • Procédez régulièrement à des scans internes et externes.
  • Effectuez des formations afin de sensibiliser vos employés à la sécurité.

 

Nicole Bruhlin

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Confrontation

01. Quelles sont les qualités qu’un dirigeant moderne doit acquérir?

Stephan Koch: «Une équipe indépendante et motivée est la clé du succès. Le chef actuel doit donc veiller à former une équipe cohérente avec les bonnes personnes et à leur donner les compétences et responsabilités correspondantes. Le leader moderne doit être un auditeur conscient, qui questionne activement et accepte les opinions divergentes. Il doit endosser une fonction de soutien et intervenir en paroles et en actes, en cas de besoin. Face au flux actuel d’informations et de tâches, le leader est un pilier qui peut décider de définir les priorités et orientations stratégiques pour soi-même et pour son équipe.»

Sandra Adlesgruber: «Le dirigeant moderne réagit rapidement à l’évolution des conditions et aux nouvelles exigences. Il reconnaît les opportunités pour son entreprise et est le premier à prendre le train en marche, avant même que d’autres n’y aient pensé. La flexibilité n’est pas un mot étranger, mais doit être vécue au profit du client / projet / succès et ce par toute l’équipe que le dirigeant moderne est à même de motiver. Une direction autoritaire et une hiérarchie rigoureuse sont les pires ennemis de la fantaisie, de la créativité et des nouvelles solutions.»

02. Et lesquelles doit-il oublier?

Stephan Koch: «La pensée et l’action patriarcales relèvent du passé. Car tôt ou tard, on est rattrapé par l’arrogance et l’avidité.»

Sandra Adlesgruber: «On peut sans regret se débarrasser des méthodes rigides, mais sans opérer de modifications trop radicales de la structure de base. Les entreprises ont tout intérêt à se débarrasser des clones troopers fidèles au système. Pour avoir du succès, il faut miser sur des membres créatifs au sein de l’équipe, qui sont également en mesure de reconnaître et d’aborder franchement les faiblesses de l’entreprise. La formule magique consiste en un ensemble hétérogène de compétences et de capacités.»

03. Comment la digitalisation a-t-elle modifié la culture de direction dans votre entreprise?

Stephan Koch: «La digitalisation a produit des instruments innovants. L’aperçu des heures de travail, des KPI importants et les chiffres de vente escomptés d’un clic. La digitalisation peut et doit être utilisée en renfort, mais elle ne doit pas se substituer aux vraies missions d’un dirigeant.»

Sandra Adlesgruber: «Nous avons également dû abandonner de vieilles structures rigides, car elles nuisent à la flexibilité. Les premiers enfants du numérique ont à présent rejoint la direction et la culture de direction est désormais plus ouverte et moins patriarcale et autoritaire, en partie sous leur impulsion.»

 

Stephan Koch | Key Account Manager Christinger Partner AG, Entreprise partenaire ASC

Sandra Adlesgruber | Responsable Marketing, Distribution & Customer Online Campaign Neue Mediengesellschaft Zürich AG, Entreprise partenaire ASC

Philipp Sauber

Directeur et partenaire | Plan.Net Suisse AG

 

L’idée de génie

Je sais comment semer les suggestions afin d’initier un feu d’artifice d’idées au sein de l’équipe. Je suis en quelque sorte celui qui pose la mèche.

Perspective d’avenir

Il n’y a sans doute rien de plus excitant pour des parents que de voir grandir leurs enfants. Je suis particulièrement impatient de voir ce que seront devenus les miens quand ils auront mon âge.

La conviction

Mon cœur bat évidemment pour ma famille et pour que tous ceux dont j’ai la responsabilité aillent bien.

Le produit

En 1991, c’était le langage de programmation Assembler, puis C++. Aujourd’hui, je confie la communication numérique à mes professionnels.

L’objectif

Théoriquement toutes les sociétés en Suisse, car elles sont toutes des clients potentiels. C’est ce qui rend mon métier si passionnant.

 

Migipedia.ch: la démocratie directe dans le commerce de détail

Avec Migipedia.ch, Migros dispose d’une plate-forme efficace pour dialoguer et impliquer la clientèle, dont le fonctionnement est calqué sur celui de la démocratie directe. Les avis laissés par les clients sur les produits servent de référence, alors que le crowdsourcing permet de contribuer à la définition de l’assortiment Migros. Migipedia.ch doit encore être développé afin d’accentuer cette différenciation.

En des temps où les classements et les revues ne permettent plus de se différencier, Migipedia.ch, la plate-forme d’implication de Migros, reste unique en son genre dans la communication marketing du commerce de détail alimentaire. Migipedia peut continuer à se différencier avec la mesure d’implication de la clientèle que représente le «crowdsourcing». Le plus grand commerce de détail suisse tient ainsi sa promesse de toujours être et agir au plus près de ses clients. À ce jour, des clientes et clients ont contribué à plus de 65 développements de produits. Des clients sont régulièrement impliqués dans des développements de produits choisis, de la phase de réflexion à la dégustation des prototypes, en passant par la concrétisation des idées. Dans ce cadre, Migros affiche un chiffre d’affaires généré par des produits de crowdsourcing de l’ordre de la dizaine de millions. L’engagement des clients à donner leur avis sur la conception des emballages ou le goût est également élevé. Tout comme dans une démocratie directe, seul le produit élu par la majorité finira dans les rayons chez Migros.

Développement thématique de la plate-forme

Migros a toujours été une pionnière, bien avant que les progrès de la digitalisation n’atteignent la culture d’entreprise. L’implication de la clientèle est en outre profondément enracinée dans l’ADN de Migros. En guise de volonté personnelle et de legs général, le fondateur de Migros Gottlieb Duttweiler et son épouse ont légué 15 thèses. L’une d’entre elle stipule que l’intérêt général doit primer sur l’intérêt de la coopérative Migros. Grâce à Migipedia.ch, le détaillant respecte ce principe, même à l’ère du numérique. Quelles seraient les opportunités pour le marketing mix si le crowdsourcing n’était pas seulement utilisé dans le domaine des produits, mais aussi dans les domaines de la tarification, du positionnement et des promotions? Il convient de répondre à cette question afin de poursuivre l’œuvre de Gottlieb Duttweiler dans un contexte moderne et numérique.

Tarification, positionnement et promotions

L’implication dans le domaine de la tarification ne signifie pas que les clients ne payent que ce qu’ils jugent approprié lorsqu’ils passent à la caisse en magasin ou en ligne. Il s’agit plutôt de déterminer quelle valeur ajoutée les clients sont prêts à payer. L’implication dans le domaine du positionnement inclut notamment la participation des clients lors de l’aménagement des surfaces de vente, mais aussi la proposition de possibilités d’implication à différents points de contact. Dans l’exemple de Migipedia.ch, cela signifie concrètement que la communauté de plus de 100 000 membres peut s’informer, échanger et s’exprimer sur différents sites internet et dans l’appli Migros. Le domaine Promotion quant à lui s’intéresse à la production d’idées pour que les messages destinés à la clientèle gagnent en pertinence. Les possibilités d’analyse modernes contribuent en outre à ce que Migros ait une meilleure connaissance de sa clientèle et puisse lui adresser des messages encore plus pertinents.

Respect des propres exigences

L’approfondissement de l’implication de la clientèle dans différents domaines du marketing implique de nouveaux défis. La numérisation des données, des processus optimisés et des structures interdisciplinaires sont indispensables à une création de valeur globale des possibilités de crowdsourcing dans différents domaines du marketing. Un développement ciblé du crowdsourcing sur Migipedia.ch permet de garantir que Migros respectera également à l’avenir ses propres exigences et restera une pionnière du commerce de détail suisse.

 

Philipp Bühler
Philipp Bühler est responsable du projet Communication numérique de la Fédération des coopératives Migros.

Chez Loeb, nous en faisons une affaire personnelle

Numérique ou analogique? Je crois qu’il ne s’agit pas tant d’opter pour l’un ou l’autre, mais plutôt d’associer ces deux canaux de façon optimale. Notre secteur notamment ne peut plus se passer de la digitalisation et celle-ci détermine aujourd’hui le quotidien des consommateurs. Les achats en ligne progressent chaque année dans le monde et vont continuer à conquérir des parts supplémentaires de marché. Je suis convaincue que le commerce stationnaire conservera cependant toute sa légitimité à l’avenir. L’évolution confirme que les fournisseurs Internet purs ouvrent de plus en plus de magasins stationnaires.

Ou voulons-nous vraiment des centres villes «sinistrés» sans la moindre boutique et où plus personne ne flâne dans les rues? Malheureusement, les métropoles et les petites villes de cette planète se ressemblent de plus en plus. Nous rencontrons partout les mêmes chaînes de magasins. C’est pourquoi je crois fermement aux concepts qui ont leur propre identité et personnalité. Aussi pratiques et confortables que soient les achats depuis chez soi, nous avons tous besoin de nous mêler à la foule et de nous laisser inspirer par tous nos sens. C’est là-dessus que nous voulons miser davantage à l’avenir chez Loeb, afin de créer des lieux de rencontre et ainsi générer des expériences émotionnelles. Eu égard à l’importance croissante des prestations pour les clients, nous développerons notre plate-forme en ligne à l’avenir. Les commerçants qui réussiront à l’avenir à faire le lien entre le commerce stationnaire et en ligne auront du succès à long terme. J’ai évoqué les sens et voudrais préciser que la perception tactile est essentielle à mes yeux. Palper la matière d’un vêtement avec les mains est un avantage qu’aucun commerce en ligne ne peut offrir lors du premier contact avec le client. Un entretien-conseil personnel est déterminant, une vendeuse aimable et compétente fait toute la différence. Nous voulons constamment améliorer notre standard en matière de service. Nos collaborateurs et collaboratrices suivent donc régulièrement des formations internes. Ils apprennent à offrir à notre clientèle une expérience du shopping totalement détendue.

Mes prédécesseurs sont un vrai modèle à mes yeux. Grâce à des idées innovantes, ils n’ont eu de cesse de faire avancer l’entreprise et de surmonter avec succès les temps difficiles. Notre équipe est à présent mise à l’épreuve; nous devons conduire Loeb vers son avenir numérique. Nous relevons ce défi dans le but d’être le grand magasin omnicanal le plus personnalisé de Suisse!

Nicole Loeb (49 ans) est déléguée du conseil d’administration de Loeb Holding AG et présidente du conseil d’administration de Loeb AG.

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L’avenir de l’encadrement

Entretien express avec Petra Kipfelsberger

Dans un entretien express, Petra Kipfelsberger, post-doc et chargée de cours à l’Institut de direction et ressources humaines de l’Université de Saint-Gall, évoque le meilleur style de direction, les nouveaux modèles de leadership et l’avenir de la gestion du personnel.

Quel est le principal enseignement que vous avez tiré à ce jour de votre activité de recherche sur l’encadrement?

L’une des principales missions des cadres consiste à donner un sens au travail aux yeux des collaborateurs. Nos recherches montrent qu’une chose est essentielle pour remplir cette fonction: il faut en effet que les cadres eux-mêmes considèrent que leur travail a un sens. Lorsque c’est le cas, ils peuvent réellement inspirer leurs collaborateurs.

L’opposition entre numérique et analogique s’amplifie aussi avec la digitalisation croissante. L’évolution du monde du travail conditionne-t-elle de nouvelles formes d’encadrement? Dans quelle mesure les modèles actuels peuvent-ils perdurer?

Un monde numérique requiert une combinaison appropriée de ressources numériques et analogiques. Il est possible de s’appuyer sur des modèles existants, mais certains facteurs éprouvés prendront de l’importance: une bonne culture de la confiance, une grande capacité d’autogestion des collaborateurs et un objectif commun que les cadres mais aussi les collaborateurs jugent personnellement utile.

Laissez-faire, autoritaire, participatif… la liste des styles d’encadrement possibles est longue. Y a-t-il à votre avis un «style d’encadrement royal»?

Pour moi, le style d’encadrement est avant tout l’expression de l’attitude intérieure sous-jacente du cadre vis-à-vis des collaborateurs et de ses valeurs. L’intention sur laquelle se fonde la délégation est particulièrement importante. Si le cadre parvient à faire comprendre le «pourquoi» aux collaborateurs et si ce «pourquoi» est dans l’intérêt de l’entreprise, mais aussi du collaborateur, il est fort probable que les collaborateurs déploient volontiers leur potentiel et leurs talents et accomplissent leurs tâches au mieux par conviction personnelle.

La manière dont les clients ressentent le contact avec les collaborateurs est déterminante pour l’image d’une entreprise. L’encadrement joue un rôle important quand il s’agit d’influencer le comportement envers la clientèle. Quel est le comportement optimal du chef?

Le chef doit toujours assumer une fonction de modèle. Il doit lui-même se charger des requêtes importantes et entretenir un contact avec le client visible pour les collaborateurs; de préférence par conviction personnelle et non pas sens du devoir.

Des robots se chargeront de plus en plus de certains travaux au cours des prochaines décennies. Quelle sera selon vous l’incidence de cette évolution sur la direction?

Les compétences d’encadrement seront encore plus importantes. Les compétences sociales et émotionnelles seront plus recherchées que jamais. Une planification et un encadrement durables et prévoyants sur la base d’objectifs à long terme prendront de l’importance.

Nouvelle année, nouveau Leader

Chers lecteurs, chères lectrices,

Le grand moment est enfin arrivé: vous tenez entre les mains notre nouveau LEADER, le magazine entièrement remanié de notre association, dont nous sommes très fiers. L’an dernier, nous avons atteint un point où nous avons dû admettre que le magazine LEADER ASC, tel que vous le connaissiez, n’était plus conforme à nos exigences. En tant qu’association de cadres tournée vers l’avenir, nous assumons en effet un rôle de pionnier. Nous avons donc décidé de redessiner entièrement le LEADER ASC l’an dernier: la mise en page mais aussi les contenus ont ainsi été profondément remaniés. À l’ère du numérique, nous misons sur une combinaison de revue électronique et d’édition imprimée. Les éditions seront certes moins nombreuses en Suisse alémanique, avec quatre magazines par an, mais elles seront plus complètes. Toutes les quatre paraîtront en tant que eLEADER sur notre nouvelle plate-forme optimisée pour les mobiles et deux d’entre elles seront en outre imprimées. Désormais, il existe enfin aussi un magazine dédié pour la Suisse romande, d’un volume légèrement inférieur à celui de l’édition en langue allemande, mais avec des contenus sur mesure.

Le niveau rédactionnel est toujours aussi élevé: l’année 2017 sera entièrement placée sous le signe de l’opposition très actuelle et intéressante entre le numérique et l’analogique et la présente édition se consacre aux exigences posées au dirigeant moderne. Nous espérons pouvoir vous proposer de nouveaux points de vue et perspectives ainsi qu’une inspiration qui transcende la routine quotidienne. N’hésitez pas à vous faire votre propre opinion, car le nouveau LEADER a tous les atouts nécessaires. Je vous souhaite donc une agréable lecture et beaucoup de plaisir à parcourir cette édition!

Jürg Eggenberger
Directeur ASC